vendredi 11 septembre 2015

Bientôt de nouveaux centres d’alphabétisation au Gabon

Des écoliers gabonais crédit phot.Pierre Eric Mbog Batassi
Des écoliers gabonais crédit phot.Pierre Eric Mbog Batassi
Le ministre gabonais de la Culture, des Arts et de l’Education civique, Moussavou Rufin Martial, a annoncé le 8 septembre 2015, la création de nouveaux centres d’alphabétisation dans l’ensemble du pays. Objectif, faire reculer l’analphabétisme.
 
A Libreville,
Le Gabon se dotera, au cours de l’année académique 2015-2016, de nouveaux centres d’alphabétisation dont un dans la commune d’Akanda (nord de Libreville), a annoncé, le 8 septembre dernier, le ministre de la Culture et de l’Education, Moussavou Rufin Martial, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Journée internationale de l’Alphabétisation.
L’objectif du gouvernement, à travers la création de ces futurs centres d’alphabétisation, est de faire reculer de façon significative l’analphabétisme, permettant à un nombre plus élevé de Gabonais d’avoir accès à l’éducation et à la formation. Lesquelles constituent « la base du développement durable et un moyen d’épanouissement personnel et d’acquisition des compétences ». Il s’agit aussi, selon le ministre de la Culture et de l’Education, de faciliter l’amélioration du niveau de vie des populations, notamment les femmes et les jeunes. Les apprenants recevront également, dans ces futurs établissements, des outils pour maîtriser l’environnement socio-économique, en vue de leur autonomisation, a souligné le ministre de la Culture.
Le Gabon compte actuellement 19 centres d’alphabétisation répartis dans l’ensemble du territoire national, avec 700 apprenants dont environ 66% de femmes, pour un effectif de 74 enseignants.
L’analphabétisme se caractérise par l’incapacité pour une personne de lire et écrire. Marginal au Gabon, le phénomène est plus présent dans les zones rurales, en raison parfois du manque ou de l’éloignement des établissements scolaires primaires. A cela, il faut ajouter l’irresponsabilité de certains parents d’élèves et la pauvreté, ainsi que l’insuffisance du corps enseignant dans les campagnes.

KJ
afrik