lundi 7 novembre 2016

COP22: l'Afrique en première ligne


La mise en route mondiale du combat contre le réchauffement climatique commence en Afrique. La première réunion de la Convention cadre des Nations unies (CCNUCC) après la signature et la ratification du premier pacte mondial de lutte contre le réchauffement climatique (l’Accord de Paris), se tient en Afrique, à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre 2016 (COP22). Un symbole fort pour initier un changement planétaire nécessaire pour combattre le dérèglement climatique.
Après des années de tentatives et d’échecs, depuis la création de la Convention (CCNUCC) au Sommet de la Terre à Rio en 1992, le monde dispose enfin d’un accord (Accord de Paris) pour engager la lutte contre le réchauffement climatique. Un accord adopté à Paris à la COP21 par pratiquement tous les pays, et ratifié dans un temps record le 4 novembre 2016 par 97 pays, représentant 69% des émissions de gaz à effet de serre (GES) - alors que les Nations unies exigeaient pour son entrée en vigueur, au minimum, la ratification de 55 pays, couvrant au moins 55% des GES. Fort de cet accord, dont l’objectif principal est de limiter les émissions mondiales de GES pour contenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C, la COP22 doit maintenant préparer la mise en application de l’accord, qui doit être opérationnel dés 2020.
La lutte mondiale
Pendant que le monde s’organise, Robert Watson, l’ancien président du Groupe d’experts inter-gouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC), l’organe de référence scientifique de la Convention, met en garde la communauté internationale. « Le réchauffement se produit en ce moment et beaucoup plus vite que prévu ». D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM), pour la première fois la concentration dans l’atmosphère du principal gaz à effet de serre, le CO2 (dioxyde de carbone), a dépassé durant toute l’année 2015 le seuil symbolique de 400 ppm (parties par million). Ce gaz est particulièrement nocif, car il reste pendant des milliers d’années dans l’atmosphère. Autres exemples : le niveau des eaux monte graduellement autour de la Terre et cela risque de s’accélérer dans les prochaines décennies avec la fonte des glaces. Des sécheresses sévères ont affecté des superficies presque deux fois plus importantes en 2015 que l’année précédente (14% contre 8% en 2014)…

Lire la suite sur  www.dakardirect.tv